1. Keepmeout, un petit outil anti-procrastination

    Le principe de Keepmeout : se rappeler qu’on ne doit pas aller trop souvent sur des sites dévoreurs de temps. Il vous affichera donc un avertissement si vous retournez sur Facebook moins d’une heure après votre précédente visite, par exemple.

    C’est bien sûr vous qui choisissez vos paramètres : le site visé et le délai entre deux visites. Vous précisez si c’est valable également le week-end, ou le soir.

    Comment ça fonctionne ? via un favori (bookmark). Vous allez sur le site, vous enregistrez vos paramètres, et cela vous donne un favori à enregistrer dans votre navigateur pour aller sur ce site via leur contrôle.

    Évidemment, cela veut dire que vous devez toujours aller sur le site visé en passant par ce favori… donc cela ne fonctionne pas si vous laissez le site ouvert en arrière-plan dans un onglet, ou si vous tapez l’url directement ! Mais de toutes façons, c’est juste un outil de “rappel”, un petit gadget pour prendre conscience du nombre de fois où on y va, et non une baguette magique qui vous empêchera de le faire…

    Il vous donne aussi quelques statistiques…

     
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  3. A lire sur le Web : http://pinterest.com/oelita/organisation/

    Pinterest est un site de partage d’images favorites. Un genre de bookmarking visuel. Vous surfez sur le net, vous voyez une image qui vous plaît (photo, illustration, fringue, objet, schéma…) : hop, vous utilisez le petit outil “pin this” installé sur votre navigateur, et vous le rangez dans un de vos dossiers Pinterest (“boards”), avec un petit commentaire. Le lien vers la page d’origine sera ajouté automatiquement. On peut se créer autant de dossiers thématiques que l’on veut.

    Ensuite, cela fonctionne un peu comme twitter : vous pouvez suivre les Pinterest des autres, vous pouvez retweeter, oups faire un “repin” des pins des autres… sur votre page d’accueil, vous aurez une jolie mosaïque de pins variés. C’est ça qui est sympa sur Pinterest : la jolie mise en page de toutes ces images.

    C’est visuel et créatif, ça donne des idées, ça change du texte de twitter, c’est thématique, bref, c’est sympa. Parmi mes boards, voici donc celui que je consacre à l’organisation, mon sujet number one du moment ! J’ai aussi des boards sur la papeterie, le jardin, la Norvège, la déco… pas forcément très remplis pour le moment.

     
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  5. Mesurer précisément son activité et ses objectifs… le Quantified Self

    J’ai assisté le 10 juin au premier meetup français de QuantifiedSelf à la Cantine. Il s’agit “d’utiliser des outils de self-tracking et des méthodes de capture et d’analyse de données personnelles”.

    La partie capture de données exploite des objets connectés. L’exemple le plus simple est une balance pour mesurer son poids et sa masse grasse, comme celle de Withings, présentée au meetup. Mais on trouve aussi des capteurs de mouvement, de rythme cardiaque, des tensiomètres… Les capteurs de mouvement peuvent se porter sur soi (dans les baskets, ou sur ses vêtements), sur son vélo, et sur un objet (comme une boîte de médicaments ou une bouteille d’eau). Cela fonctionne un peu comme une manette de Wii ! Un couplage avec de la géolocalisation est bien sûr possible (pour tracer son parcours de vélo ou de footing).

    De là, les données sont collectées en wifi, et envoyées sur un serveur Web ou une station locale, pour être consultées et agrégées. Les sites web d’exploitation de ces données sont en train de se mettre en place, et un premier leader semble être RunKeeper.

    Bon, sincèrement, je n’accroche pas trop à ces capteurs et ce suivi quasi scientifique. Trop de données, pas forcément faciles à interpréter, et un peu dénuées de sens. De plus, c’est très orienté forme et sport, ce qui n’est pas trop ma tasse de thé… même si les applications médicales seront sans aucun doute fort utiles pour certains domaines !

    Le challenge est donc plutôt de donner un sens à ces données et à ce suivi, de se fixer des objectifs personnels ou éventuellement de pouvoir se comparer à d’autres si on en a envie. On rejoint alors des sites de suivi d’objectifs plus déclaratifs, où l’on note soi-même ses résultats quotidiens plutôt que de les capter automatiquement : nombre de tasses de café bues, de séries d’abdos faites, ou d’articles écrits sur son blog ! voire même, tout simplement, son humeur du jour.

    J’utilise depuis quelques mois un outil simplissime de ce type, Joe’s goals. Je trouve cela assez motivant pour suivre ses efforts et sa productivité. Je crée moi-même mes lignes de suivi, et je clique chaque jour dans les cases d’un petit tableau  pour indiquer ce que j’ai fait. Je peux ajouter un peu de texte. Je l’avoue, l’interface de cet outil est moche, et les données sont assez mal exploitées derrière, ce qui est bien dommage. Du coup, j’ai sauté sur 42goals, qui fait la même chose, mais en bien plus joli, et permet de calculer des tas de graphes. Alex, le créateur de ce site était d’ailleurs présent au meetup, dont il était même un sponsor (merci pour l’apéro, Alex !).

    Quantter, lui, a décidé de se lancer sur ce même créneau en mode Twitter : on envoie un twit avec le bon tag pour indiquer sa progression de suivi. Du coup, c’est public, et un peu spammeur… il faut en trouver la bonne utilisation ! Mais le site va probablement beaucoup évoluer, tout en gardant ce côté social, qui cherche à provoquer de l’émulation et du soutien de groupe.

    Le sujet est vaste, les applications possibles sont nombreuses, les sites se multiplient : le créneau est en poupe ! Pour ma part, j’apprécie les outils de suivi d’objectif, et je pense à interfacer mon site à venir sur l’organisation avec des fonctionnalités de ce type. Je cogite… (par exemple, 42goals dispose d’une API !).

    Pour en savoir plus sur le sujet : je collecte quelques liens dans un pearltree, et vous pouvez suivre l’inévitable rubrique QuantifiedSelf du blog d’E. Gadenne.

     
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  7. 2 mois déjà

    Cela fait 2 mois que j’ai quitté mon job et que je prépare mon projet d’entreprise à la maison. Il est temps pour un premier mini-bilan.

    Concrètement, d’abord, commençons par avouer que le premier mois fut surtout une période de break. On ne quitte pas 21 ans d’ancienneté avec un claquement de doigts. Certes, je n’ai eu aucun regret pour les trajets Melun-Paris-Porte des lilas matin et soir. Même si, du coup, je n’avance plus du tout dans ma partie de Pokemon White sur ma DS, mais je m’en passe très bien, ouf. Quelques pensées pour mes ex-collègues, et des échanges par mails, oui. Des pensées pour les projets qui étaient en cours ? Ma foi, ils étaient plutôt gelés que vraiment “en cours”, donc je les ai très vite oubliés, et ce fut au contraire un vrai soulagement que de ne plus traîner ce qui était devenu des boulets. Un peu de tri et de rangement dans les choses rapportées du bureau, que j’ai vidé en partant : trouver une place pour les plantes vertes et les boites de thé supplémentaires (qui font souvent double usage avec celles de la maison) ; remplir un carton “souvenirs” avec quelques documents et vieilles lettres d’information et le mettre rapidement à la cave ; remplir un dossier spécial sur mon ordi avec ce qui trainait un peu partout sur mon écran et mes clés USB, en supprimer les 3/4 et mettre le reste dans une zone de transit temporaire qu’on peut assimiler à la cave de mon PC. Ouahouh, ça fait du bien.

    J’enchaîne aussitôt avec de vraies vacances en famille. Mon mari avait un petit stock de congés disponibles, donc ce sont deux semaines entières au soleil du Midi que nous avons passées avec les plus jeunes des enfants. De quoi recharger les accus et changer complètement d’air.

    C’est donc au retour que je m’attaque à un plan d’actions. Les sujets sont multiples, le contour est encore flou, et il s’agit surtout au départ de s’organiser.

    • Donner un cadre à mon travail :
      - transformer petit à petit mon bureau de loisirs en bureau mixte loisirs ET boulot : meubles et rangements, tout y passe ! Comme il faut prendre en compte le fait qu’il est situé dans notre chambre, et que le bureau de mon mari est contigu au mien, ce n’est pas si simple. Bilan : une bibliothèque achetée et installée, un grand plan de travail sur-mesure commandé, un carton à la cave, des dossiers triés.
      - même chose pour mon ordinateur, ainsi que l’eee-pc que j’ai acheté il y a très peu de temps.
      - mise en place d’un suivi d’activité. J’ai ressorti de mes archives (je les y avais rangés en 2007, rien ne se perd) des modèles PDF de suivi quotidien comprenant une liste des tâches de la journée et le comptage du temps passé. J’ai été chercher une version plus récente sur le site de David Seah, auteur de ces “ETP” (Emergent Task Planner). J’en ai imprimé une série, choisi le modèle au format A5, et hop, voila mon suivi pour démarrer.
    • Continuer à participer au web 2.0 et aux rencontres IRL qui vont avec. Cela fait plusieurs années que j’ai commencé à réseauter, à twitter, à RSS-iser à fond, à CafédesCM-iser… bref, à sortir de mes sites et de mes habitudes du web 1.0. Cela prend du temps, c’est vrai. Mais c’est ce qui m’a donné l’envie d’aller plus loin, et le courage de bouger.
      - j’ai mis à jour mes profils LinkedIn et Viadeo.
      - je suis allée assister à une conférence de G. Kawasaki à l’ESCP, invitée par les éditions Diateino.
      - j’ai suivi la Webgame Conference, dont j’ai fait un compte-rendu complet pour TourdeJeu.
      - j’ai fait un micro-twunch à Melun :-)
      - je suis retournée à un Café des Community Managers.
    • Réfléchir à mon projet de création d’entreprise.
      - Je suis suivie par le cabinet Right dont un consultant m’accompagne dans ma démarche. Je vais le voir toutes les deux semaines environ, et son rôle est de m’aiguiller vers les sources d’informations, de voir si j’ai les compétences ad-hoc et de quelle formation je pourrais avoir besoin, de vérifier que je ne me retrouve pas “bloquée”. Il m’a encouragée à réaliser une sorte de mini-bilan à 360° en posant quelques questions à mon entourage familial, amical et pro à propos de mon profil, mes qualités et mes défauts, vu du regard des autres. Pas évident au départ, mais ça fait réfléchir.
      - J’ai rempli mon dossier d’inscription chez Pôle-Emploi, eu mon premier RV avec mon conseiller, fourni plein de papiers.
      - Je me suis renseignée à la CCI et j’ai assisté à une demi-journée d’informations sur la Création d’entreprise. J’ai apprécié cette présentation, c’était dynamique et positif !
      - J’ai aussi mis en place un suivi de budget de la maison et vu 3 fois mon banquier, déjà. Plus que les 5 dernières années, je crois :-)
    • Concevoir mon site sur l’organisation. Ben oui, quand même aussi.
      - Il me fallait d’abord un outil de gestion de projet, orienté base de connaissances et suivi de tâches (de type todo-liste, pas de type Gantt). Que je puisse partager avec d’autres personnes, mais à usage d’abord personnel pour commencer. Après un rapide tour de l’offre, et un fort attrait pour le nouveau Projecturf qui me paraît un excellent outil prometteur, j’ai finalement opté pour une solution open-source à installer sur un de mes serveurs web : Feng Office. Après 6 semaines d’utilisation, je ne regrette pas du tout mon choix, car il est vraiment adéquat à ce que je cherchais, et pratique au quotidien. J’y ai donc structuré les différentes activités du projet, stocké un maximum de documents, liens et autres images qui trainaient dans mon ordi ou dans mes bookmarks divers et variés. Un vrai travail de fourmi, qui m’a beaucoup aidée à y voir plus clair dans les chantiers à mener, les tris à opérer (le plus dur, c’est de simplifier !). J’y fais aussi mon suivi hebdomadaire de tâches (mes tâches quotidiennes étant sur papier avec mes mini-ETP).
      - J’ai ensuite cherché un outil de maquettage (wireframing) afin de donner une première existence concrète à mes idées. J’ai testé FlairBuilder et Balsamiq. Même si ce dernier me repoussait un peu au départ avec son crayonné et son Comic Sans, j’ai finalement préféré choisir un outil plus solide et mieux documenté. Je n’ai jamais utilisé d’outil de ce type auparavant, concevant sur papier ou powerpoint, mais j’ai bien accroché ! Les premières images de pages sont donc en train de naître, accompagnées d’une multitude de questions associées sur les fonctionnalités du site.
    • Profiter un peu aussi :-D en jardinant, en accompagnant une sortie d’école avec mon ptit dernier, en aidant un de mes grands à chercher un stage (ce fut difficile, mais il a réussi, et il a commencé son stage ce matin-même !), en allant chez Ikea un jour où il n’y a personne (incredible), en regardant enfin un film que j’avais enregistré fin 2007 et pas vu depuis (Match point, excellent)…

    Les bases me paraissent bien en place, l’horizon dégagé, l’esprit clair ! Plus qu’à continuer à avancer sur la route déjà bien tracée.

       
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    • L’outil et le business, l’oeuf et la poule

      Réflexions nées ce matin, en lisant de nouveaux articles (entre autres chez B. Duperrin ou des sites autour du Community Management) qui critiquent l’approche trop orientée “d’abord l’outil” des entreprises.

      J’en comprends parfaitement les raisons. Il est évident que lancer un outil (communautaire ou autre) sans avoir un objectif métier derrière n’est pas la meilleure idée qui soit, et risque de ne mener à rien. Les conseils donnés sont donc souvent : “Définissez d’abord vos objectifs, vos besoins, et on verra ensuite pour les outils”.

      Cependant… Ce n’est pas aussi simple (ça se saurait).

      Le problème de la faisabilité techique est en effet souvent bloquant, que ce soit concrètement ou psychologiquement. Plusieurs éléments entrent en jeu :

      - Le besoin d’évaluer la charge et le budget requis le plus tôt possible. C’est complètement lié à la solution technique qui sera mise en place : sa facilité d’implémentation, son coût (existe-t’il des solutions open-source, par exemple), les compétences requises (pourra-t’on le faire en interne ou pas ?).

      - La définition du périmètre fonctionnel. Si on ne connaît pas les outils utilisables et leurs fonctionnalités, il est difficile de déterminer un périmètre fonctionnel du projet, et de savoir quels objectifs on pourra réellement remplir ou non dans notre idée de base.

      - La confiance. C’est là la psychologie intervient. Si les décideurs métiers et financiers n’ont pas confiance dans la faisabilité de la mise en oeuvre du projet, ils seront très réticents. Et cette confiance est le plus souvent acquise en voyant les choses. C’est bien pour ça qu’on demande toujours des démos aux logiciels, par exemple. Présenter des images photoshop ou powerpoint de l’outil idéal théorique, c’est une chose, mais ça ne convainc pas grand monde. Sauf les techniciens qui peuvent savoir si cela correspond à une réalité faisable… mais pas toujours si l’outil appartient à un domaine globalement inconnu de l’entreprise (souvent le cas pour les outils communutaires et autres médias sociaux).

      - La créativité. Là aussi, on est dans le psychologique. Peut-être paradoxalement, la plupart des personnes ont besoin de toucher pour imaginer. Tant qu’ils ne voient pas concrètement ce que l’on peut faire, ce que d’autres ont fait, la plupart des gens brident leurs idées. Peur de paraître ridicule, de sortir des choses qui soit sont trop simples soit trop compliquées (toujours la faisabilité), besoin de stimulation, comparaison en direct avec la concurrence… tous ces éléments font que le fait de proposer quelque chose est générateur de bien plus de nouvelles idées que de partir d’un tableau blanc, pour la majeure partie des gens (on ne parle pas forcément d’innovation, ici). 

      D’où l’importance d’une sorte de R&D interne, aux méthodes agiles et à l’esprit défricheur, pour tester et prototyper de nouvelles solutions à moindre coût. Donc parvenir à démontrer la faisabilité globale, évaluer les fonctionnalités, susciter des réactions, prévoir les prérequis…
      … et éviter les projets qui n’aboutissent à rien aussi bien que ceux qu’on n’ose pas lancer.

      C’est une démarche sans doute difficile dans une entreprise culturellement attachée à une gestion de projet assez rigide. Je le constate tous les jours dans mon entreprise : les gens ne comprennent souvent pas comment je peux passer du temps à étudier une solution alors qu’on ne sait pas encore si on va lancer un projet associé. Ce qui nécessite un budget. Ce qui nécessite qu’on sache comment on va faire les choses. Oui, on boucle. On tourne souvent en rond, comme ça, jusqu’à lancer des projets en semi-aveugle, malheureusement. Ou à se faire mener par le bout du nez sur de mauvaises pistes par des consultants peu scrupuleux. Ou qui auront, malgré toute leur bonne volonté, du mal à capter les besoins et réticences internes, ou à convaincre des décideurs.

      J’ai créé cette équipe (oui, je suis une équipe à moi toute seule, ou presque !) il y a 6 mois. Ce n’est pas toujours facile de créer des solutions qui au final ne serviront pas forcément, mais c’est gratifiant de montrer que “oui, on peut faire ça, regardez, allez-y, testez !” et de voir les idées et la motivation que cela peut susciter !


       
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    • Retour d’expérience personnelle sur Pearltrees

      J’utilise Pearltrees depuis quelques mois. J’en ai discuté un peu avec eux lors du Café des Community managers qui s’était déroulé dans leurs locaux, et par Twitter. Je suis très attirée par cet outil assez original et surtout très visuel. Ça tombe bien, j’adore le mindmapping et toutes les représentations graphiques qui aident à structurer et à mémoriser les informations.

      Je pensais avoir trouvé l’outil idéal pour ma gestion personnelle de l’information (PKM), mais ce n’est malheureusement pas le cas. Je me suis dit que c’était un outil orienté vers la collaboration plutôt que le PKM, mais ça ne me semble pas être le cas non plus. J’avoue que je suis un peu perplexe.

      Mes besoins : pour donner un avis personnel sur un outil, il faut partir de ce qu’on en attendait. C’est propre à chacun, et le même outil peut être ressenti différemment par plusieurs personnes qui ont des besoins différents. Pour ma part, donc, je cherche depuis quelque temps l’outil idéal pour gérer principalement des liens web, mais aussi des notes, le tout pouvant être privé ou partagé. Bon, déjà, pour le moment, Pearltrees ne permet pas de conserver des infos privées, tout est public. Soit. Je le savais dès le départ. Avant Pearltrees, j’ai utilisé de façon diverse (tous n’ont pas les mêmes usages) : Tiddlywiki, GDocs, GBookmarks, delicious, RememberTheMilk, les drafts de mon Tumblr ou de mon blog Dotclear, les listes de partage de GReader, du mindmapping (Mindomo en public, Freemind puis Xmind en privé), Diigo, MyStickies (qui n’existe plus) et d’autres encore. J’aimerais donc enfin pouvoir me poser quelque part, et organiser fermement mon système ! Accessoirement, si ce sytème personnel peut me permettre par la même occasion de rencontrer d’autres personnes et de découvrir d’autres informations, super ! (c’est un peu le principe du web 2 que d’aller du PKM vers le collaboratif, cf le livre et le blog du Nouveau management de l’information)

      Ce que j’aime chez Pearltrees :

      • Le côté visuel pour structurer l’information, c’est ce qui m’a attirée au départ. Déposer une Pearl dans son arbre est une action sympathique.
      • L’interface très blanche est jolie et épurée, reposante, et laisse la vedette aux Pearls elles-mêmes, ce qui est parfait.
      • Le module pour Firefox. Très pratique depuis sa nouvelle version (à part que le bouton pour aller voir ses Pearltrees n’ouvre pas un nouvel onglet comme mes autres bookmarks). J’ajoute très simplement et facilement mes liens dans les Pearltrees que je désire, rien à redire !
      • On peut structurer ses Pearls un peu comme on veut : contrairement à l’apparence, ce n’est pas une stricte arborescence. On peut mettre des Pearls en dehors de Pearltrees, les mettre les unes à la suite des autres… Ca laisse beaucoup de possibilités. Dommage, par contre, qu’on soit très peu guidé dans ce sens. C’est sous-utilisé.

      Ce que j’aime moins :

      • La prise en main peu guidée pour les débutants (la signification précise des différents ronds colorés, clignotants ou pas, par exemple). On passe à côté de fonctionnalités, c’est dommage ! On peut aussi ne pas y arriver, tout simplement (je me suis beaucoup battue avec les fausses pearls de Begin et End lorsque j’ai démarré).
      • La navigation :
        • On ne peut ouvrir qu’une branche à la fois, cela ferme la précédente. Dans une mindmap, on peut ouvrir toutes les branches à la fois pour avoir une vision d’ensemble ! Là, on ne peut pas (ou bien je n’ai pas trouvé).
        • Si je passe dans le Pearltree de quelqu’un d’autre, je suis perdue, je ne sais plus où je suis, et le lien que j’avais avec l’endroit où je suis arrivée. Avoir une interface graphique et devoir encore utiliser un breadcrumb en haut de page me paraît un peu étonnant… (et perturbant visuellement).
        • Les noms des pearls sont souvent longs, donc tronqués à l’affichage. Il faut cliquer sur une pearl (et du coup, perdre un peu sa navigation en cours) pour savoir réellement de quoi il s’agit. J’aimerais pouvoir avoir des infos qui s’affichent au survol par la souris.
      • Devoir “copier” une Pearl pour la faire apparaître dans 2 endroits différents de mon arborescence. C’est sans doute juste une histoire de terme, car en fait, la pearl reste apparemment unique puisque si j’ajoute une note à un endroit, elle apparaît bien à l’autre. Mais cela porte à confusion (copier-coller, duplication… au lieu d’un vocabulaire de “liaison”).
      • Le manque de mise en forme des notes de discussion. Au moins un retour à la ligne !! (j’ai essayé Alt-Entrée et Ctrl-Entrée, en vain)
      • Pas de moteur de recherche. Je l’ai cherché en vain. On m’a répondu que c’était voulu. 
        -> Depuis la nouvelle version, il y a un moteur de recherche, ouf !

      Ce que j’aimerais, comme autre évolution :

      • Avoir davantage de distinction entre l’icône d’un Pearltree et d’une Pearl. Comme on peut les mélanger joyeusement dans sa structure (pas forcément du pur hiérarchique), la lègère différence de taille me paraît insuffisante pour les distinguer et naviguer correctement.
      • Aller plus loin en pouvant personnaliser le look de ses Pearltrees personnels au lieu de n’avoir que son propre avatar qui apparaît. Comme dans les mindmaps (couleurs, tailles, ajout d’icônes). Par exemple voici les icônes dispos dans Mindomo pour agrémenter les éléments d’une carte :

        Ok, l’interface perdrait en pureté, mais j’ai mis ces icônes pour montrer leur utilisation : outre l’aspect visuel (important), elles permettent de noter le contexte personnel ou une sorte de valeur qu’on attache au lien en lui-même. Comme Pearltrees ne possède pas de système de tags, comment le faire ?

      Ce que je n’aime pas :

      • La mise en oeuvre du collaboratif. Il est très fastidieux et confus de suivre l’activité des personnes avec qui on partage des intérêts communs. Je ne rentre pas ici dans le détail, mais on se retrouve par exemple avec des choses en double, des alertes systématiques non désirées, et les problèmes de navigation que j’ai cités plus haut n’arrangent rien à l’affaire.
        Du coup, je perds tout l’intérêt collaboratif de la chose. Et c’est pour cela que j’ai réclamé un moteur de recherche… Au final, je me retrouve juste avec un delicious sans la puissance des tags, c’est dommage !
      • Mais ce n’est pas non plus un outil d’organisation personnelle par manque de fonctionnalités dans ce sens. Non seulement parce que tout est public (je comprends que l’option non-publique puisse venir plus tard, peut-être payante). Mais aussi parce que je ne peux pas ajouter des notes sur mes bookmarks (autres que les notes de discussion, sans aucune mise en forme), ni capturer autre chose qu’un screenshot des liens que j’ai notés. Du coup, je me lance en parallèle dans Evernote…
      • Au final, l’interface graphique m’apparaît comme un gadget : elle ne me permet ni de personnaliser mes pearls comme une mindmap, ni de tout gérer graphiquement (il faut passer par le breadcrumb, par le panier, par la mini-fenêtre…), ni de créer une “carte” avec ses repères fixes, car tout bouge sans arrêt (pas de mémorisation visuelle possible).

      Au final, je me trouve donc avec un outil “entre-deux”. Ni outil de productivité personnelle, ni outil collaboratif. Ni outil texte, ni outil graphique. Pearltrees démarre, il évolue encore beaucoup, et j’ai déjà noté des améliorations importantes en seulement quelques mois. De plus, l’équipe est à l’écoute. C’est pour cela que j’ai écrit ce billet : donner mon retour d’expérience sur un outil prometteur, afin de peut-être contribuer à son amélioration.

       
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