1. Nouveaux agendas

    C’est la période des agendas 2012 qui démarre dans les papeteries. Chaque année, j’en achète deux : un carnet à spirale pour moi, et un mural pour la famille à afficher dans l’entrée.

    Cette année, j’ai craqué sur la collection Ivoire d’Oberthur. J’ai toujours préféré le papier ivoire au papier blanc, c’est certain, mais là ce sont leurs formats originaux qui m’ont surtout plu.

    Au départ, j’avais plutôt flashé sur la couleur et la fantaisie des Trevise, classiques à spirale mais assez légers :

    et puis je suis tombée sur celui-ci :

    Ce n’est pas un carnet, c’est un bloc à bord collé, placé dans une couverture rigide (fermée par un élastique). On arrache les semaines, page après page, comme un éphéméride, et on arrive donc toujours directement sur la semaine en cours.

    Pas d’historique, du coup, c’est sûr (même si on peut garder les pages volantes, bien sûr). Moi qui utilise toujours mon agenda ouvert, posé, cela m’a paru évident. C’est pour cela que je prenais toujours un modèle à spirale, d’ailleurs : pour le garder ouvert à la bonne semaine. Sachant que je le trimballe aussi beaucoup dans mon sac à main, donc la couverture rigide est importante. Alea jacta est, on verra si ce nouveau format me plaira !

    Pour le calendrier mural, j’utilise depuis 4 ans un modèle allongé à l’italienne, hebdomadaire, que j’accroche sur le support horizontal d’un ancien organiseur mural familial de chez Oxford, qu’ils ne font malheureusement plus (donc pas de recharges ad-hoc). Il est au milieu, ici :

    (oui, notre entrée est colorée !)

    Dans la même collection que mon agenda personnel, ce modèle mensuel à spirale m’a alors sauté aux yeux. Je me suis dit que finalement, le mensuel suffirait car on ne note pas des milliards de choses dessus ! Cela permet également une meilleure vision d’ensemble des semaines.

    Il est plus petit, moins large que l’ancien, donc cela fait un peu de vide sur l’organiseur. Je réfléchirai à comment utiliser l’espace autrement, sans doute. D’autant que d’autres zones du panneau restent sous-utilisées. A suivre, donc…

     
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  3. A lire sur le Web : http://pinterest.com/oelita/organisation/

    Pinterest est un site de partage d’images favorites. Un genre de bookmarking visuel. Vous surfez sur le net, vous voyez une image qui vous plaît (photo, illustration, fringue, objet, schéma…) : hop, vous utilisez le petit outil “pin this” installé sur votre navigateur, et vous le rangez dans un de vos dossiers Pinterest (“boards”), avec un petit commentaire. Le lien vers la page d’origine sera ajouté automatiquement. On peut se créer autant de dossiers thématiques que l’on veut.

    Ensuite, cela fonctionne un peu comme twitter : vous pouvez suivre les Pinterest des autres, vous pouvez retweeter, oups faire un “repin” des pins des autres… sur votre page d’accueil, vous aurez une jolie mosaïque de pins variés. C’est ça qui est sympa sur Pinterest : la jolie mise en page de toutes ces images.

    C’est visuel et créatif, ça donne des idées, ça change du texte de twitter, c’est thématique, bref, c’est sympa. Parmi mes boards, voici donc celui que je consacre à l’organisation, mon sujet number one du moment ! J’ai aussi des boards sur la papeterie, le jardin, la Norvège, la déco… pas forcément très remplis pour le moment.

     
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  5. Le bureau dans la chambre, quelle horreur ?

    Depuis que j’ai décidé de travailler à la maison, j’ai lu beaucoup d’articles sur la façon de s’organiser pour bien le vivre. Un des principes que j’ai le plus rencontré, c’est d’avoir une pièce à part pour son bureau. Si l’on ne peut pas faire autrement, on peut faire un coin à part dans une autre pièce, mais il faut alors faire bien attention à séparer ce coin du reste, mettre un rideau par exemple, ou mettre le bureau dans un placard ou un recoin qu’on puisse refermer. Pourquoi ? pour séparer vie pro et vie privée, pour cloisonner.

    Dans les choix de pièce où installer un coin bureau, la chambre semble être le pire choix. On n’arrive pas à se couper du travail, cela perturbe le sommeil, etc. Par exemple, les commentaires de cette page disent de mettre le bureau dans un placard, de tout ranger soigneusement (si on met son bureau ailleurs, le bazar gêne moins ?), d’éviter de voir son bureau depuis son lit. Les conseils de artdco.net sont encore plus clairs : “La chambre à coucher sert seulement à dormir. Une planche à repasser, un ordinateur, un téléviseur sont-ils vraiment indispensables dans votre chambre à coucher ? La solution : déplacez tout ce qui n’est pas lié au sommeil autant que possible.”

    J’ai toujours mis mon bureau dans ma chambre. Je ne vois pas bien en quoi c’est un souci, je l’avoue. C’est la même personne qui utilise les deux, mais à des moments différents, donc c’est au contraire une complémentarité parfaite, non ? Avoir une pièce qui ne sert à rien toute la journée, quel gâchis quand on connaît le coût du mètre carré ! En plus, les deux usages ont la même exigence de tranquillité (celle qui permet de dire aux enfants d’aller jouer ailleurs). C’est quand même 10 fois plus pratique que dans le salon (commun à toute la famille), et plus agréable qu’un couloir, il me semble ! Il vaut mieux avoir une pièce assez grande, bien sûr.

    Vie pro et vie privée, il faut cloisonner, il faut concilier… la double-journée, tout ça, tout ça… Là aussi, j’ai du mal à comprendre : je n’ai qu’une vie, je suis la même personne qui a différentes activités, qui ont intérêt à être compatibles entre elles. J’ai les mêmes goûts de déco et d’organisation quelle que soit mon occupation, le même ordinateur, les mêmes stylos, le même agenda. Je n’ai par ailleurs aucun mal à trouver le sommeil et ce n’est pas la présence d’un meuble ou pas dans la pièce, ni sa couleur (il fait sombre quand on se couche !) qui me gênent.

    Bref, mon bureau est dans ma chambre (qui fait 16 m² et est très lumineuse avec deux fenêtre est et ouest), et c’est très bien comme ça ! Il avait cependant besoin d’un bon coup de rangement, de modernité et de look. Après d’intenses travaux (pas tout-à-fait finis côté lit de la chambre) et de non moins intenses tris et réagencements, c’est désormais chose faite, et c’est avec plaisir que je m’y assieds désormais.

     
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  7. Bilan de mon enquête sur l’organisation et vous

    J’ai lancé mi-juin une mini-enquête en ligne sur “Vous et l’organisation”. Vous avez été plus de 230 à y répondre à ce jour (elle n’est pas close). Les résultats m’ont appris quelques petites choses intéressantes. Voici les principales :

    NB : J’ai lancé l’invitation sur mes réseaux FB et Twitter, et sur les forums de mes sites TourdeJeu et sur Maximômes. C’est ce dernier qui a le plus répondu, ce qui fait que les deux tiers des répondants ont une famille nombreuse.

    • 30% sont accros aux todo-listes, mais beaucoup n’en utilisent pas ou peu. Je pensais que c’était plus répandu que cela. Pas de corrélation avec la taille de la famille.
    • Les outils préférés pour faire des listes sont sous forme papier. 
    • Plus de 60% s’intéressent aux menus et listes de courses ! Quelle que soit la taille de la famille, là aussi. Je ne pensais pas y voir un score aussi haut. A l’opposé, le suivi d’objectifs et de bonnes résolutions n’attire pas grand monde (tant pis pour le QuantifiedSelf !).
    • Globalement, mes répondants se trouvent très efficaces et productifs. Ceux qui ne se sentent pas organisés se disent tous débordés. Ceux qui sont très organisés se trouvent efficaces à 100%, mais aussi pas mal maniaques…
    • La procrastination touche la moitié des répondants. J’aurais cru encore plus, car quand on aborde le sujet, tout le monde semble concerné ! C’est en tout cas clairement corrélé au sentiment d’être organisé : plus on se sent organisé, moins on procrastine. La tenue de todo-liste semble être une condition nécessaire, mais pas suffisante, pour contrer la procrastination.
    • Beaucoup de répondants ne se posent pas la question de leurs méthodes, et la moitié trouve leurs idées seuls. En deuxième lieu viennent les discussions avec les amis ou sur les forums. Consulter des spécialistes n’est pas très répandu. 

    Les conséquences que j’en tire :

    • Je pensais déjà soigner l’impression de mes outils en ligne : je le passe en priorité haute. L’affiliation à de la vente de papeterie a également tout son sens.
    • Je dois laisser plus de place que prévu à la gestion des menus et des courses (je ne sais pas encore trop comment, je l’avoue).
    • Cela confirme aussi mon intention de faire beaucoup de place aux conseils pratiques, en vulgarisant un peu les méthodes connues et les astuces toutes simples (loin de la maniaquerie, je vous assure), mais aussi en laissant une large part au communautaire (forum de discussion, partage de listes-types… ).

    Merci à vous !

     
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  9. Mesurer précisément son activité et ses objectifs… le Quantified Self

    J’ai assisté le 10 juin au premier meetup français de QuantifiedSelf à la Cantine. Il s’agit “d’utiliser des outils de self-tracking et des méthodes de capture et d’analyse de données personnelles”.

    La partie capture de données exploite des objets connectés. L’exemple le plus simple est une balance pour mesurer son poids et sa masse grasse, comme celle de Withings, présentée au meetup. Mais on trouve aussi des capteurs de mouvement, de rythme cardiaque, des tensiomètres… Les capteurs de mouvement peuvent se porter sur soi (dans les baskets, ou sur ses vêtements), sur son vélo, et sur un objet (comme une boîte de médicaments ou une bouteille d’eau). Cela fonctionne un peu comme une manette de Wii ! Un couplage avec de la géolocalisation est bien sûr possible (pour tracer son parcours de vélo ou de footing).

    De là, les données sont collectées en wifi, et envoyées sur un serveur Web ou une station locale, pour être consultées et agrégées. Les sites web d’exploitation de ces données sont en train de se mettre en place, et un premier leader semble être RunKeeper.

    Bon, sincèrement, je n’accroche pas trop à ces capteurs et ce suivi quasi scientifique. Trop de données, pas forcément faciles à interpréter, et un peu dénuées de sens. De plus, c’est très orienté forme et sport, ce qui n’est pas trop ma tasse de thé… même si les applications médicales seront sans aucun doute fort utiles pour certains domaines !

    Le challenge est donc plutôt de donner un sens à ces données et à ce suivi, de se fixer des objectifs personnels ou éventuellement de pouvoir se comparer à d’autres si on en a envie. On rejoint alors des sites de suivi d’objectifs plus déclaratifs, où l’on note soi-même ses résultats quotidiens plutôt que de les capter automatiquement : nombre de tasses de café bues, de séries d’abdos faites, ou d’articles écrits sur son blog ! voire même, tout simplement, son humeur du jour.

    J’utilise depuis quelques mois un outil simplissime de ce type, Joe’s goals. Je trouve cela assez motivant pour suivre ses efforts et sa productivité. Je crée moi-même mes lignes de suivi, et je clique chaque jour dans les cases d’un petit tableau  pour indiquer ce que j’ai fait. Je peux ajouter un peu de texte. Je l’avoue, l’interface de cet outil est moche, et les données sont assez mal exploitées derrière, ce qui est bien dommage. Du coup, j’ai sauté sur 42goals, qui fait la même chose, mais en bien plus joli, et permet de calculer des tas de graphes. Alex, le créateur de ce site était d’ailleurs présent au meetup, dont il était même un sponsor (merci pour l’apéro, Alex !).

    Quantter, lui, a décidé de se lancer sur ce même créneau en mode Twitter : on envoie un twit avec le bon tag pour indiquer sa progression de suivi. Du coup, c’est public, et un peu spammeur… il faut en trouver la bonne utilisation ! Mais le site va probablement beaucoup évoluer, tout en gardant ce côté social, qui cherche à provoquer de l’émulation et du soutien de groupe.

    Le sujet est vaste, les applications possibles sont nombreuses, les sites se multiplient : le créneau est en poupe ! Pour ma part, j’apprécie les outils de suivi d’objectif, et je pense à interfacer mon site à venir sur l’organisation avec des fonctionnalités de ce type. Je cogite… (par exemple, 42goals dispose d’une API !).

    Pour en savoir plus sur le sujet : je collecte quelques liens dans un pearltree, et vous pouvez suivre l’inévitable rubrique QuantifiedSelf du blog d’E. Gadenne.

     
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