Vu sur Twitter aujourd’hui chez @aponcier: How KM Is Moving Away From the Repository as Goal via @dhinchcliffe
L’interviewé, de chez Deloitte, explique que le vieux KM (Knowledge Management) avait pour objectif de construire des bases d’informations, et qu’aujourd’hui, cela change. L’objectif est la réutilisation et la création de nouvelles informations, la collaboration, et en organisant cela, on construit des bases d’informations. Ce n’est plus l’objectif, mais un bonus.
as we create these environments, we are capturing, as a byproduct, the knowledge that’s created as part of that environment. So, it becomes available to others but it is not the primary focus. It’s a byproduct.
C’est marrant, mais j’ai toujours entendu dire ça, moi. Depuis que je suis devenue ingénieure Méthodes, il y a 15 ans. A part qu’on avait moins d’outils pratiques pour faire le partage, c’est clair. La Réutilisation, le grand mot des années 90. Le grand apport supposé des langages Objet. Hum, je m’égare. La Collaboration, objectif ultime.
Bref, rien de nouveau, finalement. D’ailleurs, le CM (Community Management) reproduit un peu le même combat que le KM d’il y a 10 ans.
Ceux qui découvrent, ceux qui démarrent, ceux qui parlent beaucoup mais ne sont pas vraiment les mains dedans, ceux qui y voient une façon de briller auprès du ComEx… n’y voient que des outils et des constructions de bases d’infos, de forums ou de page Facebook. Comme des preuves que “Vous voyez, on travaille ! et bien !”. On produit du contenu, du data.
Mais quand on a vraiment des objectifs d’innovation, de partage, une envie de voir disparaître les énormes gâchis humains, récurrents, qu’on voit chaque jour en entreprise (et ailleurs), qu’on y croit, alors oui, on sait très bien que l’objectif, ce n’est pas l’outil, ce n’est pas le data. Ce n’est pas une accumulation de documents ou de messages, mais ce qu’on va réussir à en faire, en extraire, comment on va rebondir pour créer, pour améliorer le travail de l’entreprise. Comment on va réussir à réellement mieux collaborer et travailler ensemble. Ce qui est avant tout un problème humain, et non technique. Même si la technique est un plus non négligeable.
On nous le réexpliquera dans 10 ans avec encore de nouveaux outils. Et un nouvel acronyme.